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IT Gouvernance : La révolution des technologies informatiques Les organisations, publiques soient-elles ou privées, sont chaque jour confrontées à de nouveaux défis imposés par la mondialisation et l’hyper concurrence. Du fait, elles doivent faire face à de nouvelles transformations sur différents niveaux et notamment la transformation la plus importante est celle des technologies informatiques. Durant une dizaine d’année, l’informatique a progressé en silence passant ainsi inaperçue par la plupart, et laissant d’autres s’attendre à une révolution méritée, et enfin, ce fut le cas, et il était temps. Cherchant un excellent moyen pour maintenir à terme des capacités de performance élevées, les organisations ont décidé de confier l’ensemble de leur fonctionnement à leurs ressources IT (Information Technology). Ce choix peut sembler pour plusieurs secondaire, pourtant, l’expérience a montré que ce choix est très pesant, puisqu’il concerne tous les organisations aussi différentes soient-elles, quelle que soit leur nature, leurs activités, leurs tailles. ![]() Implication de l’informatique dans la gestion des entreprises Au début des années 2000, plusieurs affaires de sociétés ont démontré qu’aucun dispositif de protection ne permet de contenir les déviances, ce qui a provoqué à l’époque une crise de confiance vis-à-vis les responsables de gestion. Il fallait à tout prix faire face à ce genre de déséquilibre en mettant en œuvre un dispositif à la fois efficace et admissible par tout le monde. La réponse s’appelle la gouvernance informatique. Ce fut l’apparition du principe de l’IT gouvernance. Deux groupes s’affrontent pour donner une définition et un rôle à l’IT gouvernance : Depuis, les pratiques de l’IT gouvernance ont pour objectif de faire évoluer l’organisation de manière progressive. A long terme, cet outil sera considéré comme un élément indispensable pour chaque entreprise, on ne parlera plus d’IT gouvernance comme une entité à part au sein de l’entreprise. Gouvernance Informatique : Quelles nouveautés ? Suite à l’évolution technologique au sein des entreprises qui tendent de plus en plus vers une organisation informatisée, la gouvernance informatique, grâce aux outils et méthodes qu’elle procure, est devenue un sujet d’actualité. Tout de même, la question à poser est : La gouvernance informatique est-elle vraiment une idée nouvelle ? La gouvernance informatique n’est pas une idée nouvelle en soi, du fait que chaque entreprise cherche à mettre en place une bonne et saine gestion de ses activités, et comme l’informatique est devenue un outil indispensable au niveau de chaque entreprise, ne pas l’inclure semble être anormal et peut provoquer un certain déséquilibre. Cependant, la nouveauté peut être résumée en les méthodes et moyens qui rendent cette gestion informatique la meilleure possible. La gouvernance informatique désigne l’ensemble des activités tracées par les dirigeants des départements informatiques en vue de pousser l’entreprise à résoudre ses objectifs. Du coup, la première étape de la gouvernance informatique est l’assimilation des objectifs de l’entreprise et la mise en œuvre de décisions basées sur ces objectifs. Une étape qui semble assez évidente, mais au contraire de ce que l’on pourrait croire, cette étape, pour la plupart des entreprises, s’avère problématique. Généralement, la gouvernance informatique peut se décomposer en cinq principaux domaines : - Gestion de la valeur : Capacité de la gouvernance informatique à créer de la valeur ajoutée - Gestion des risques : Etude et minimisation, voir élimination des risques - Gestion de la performance : Etude des indicateurs favorables à une bonne gestion - Gestion des ressources : Optimisation de l’utilisation des ressources - Alignement stratégique : Cohérence entre l’organisation adoptée et l’objectif de l’entrepriseAinsi, un DSI a pour objectif principal d’assurer la qualité du niveau de service, mais sous la contrainte d’éviter une augmentation considérable du budget. Avec les applications d’entreprises, l’accent était mis sur la vitesse de déploiement, mais au détriment de la qualité ou du prix. Ce qui a causé différents problèmes tels que les dépassements des dates, les failles de sécurité, l’indispensabilité des services … Dans ce contexte, les DSI, en vue d’amélioration des résultats, se voient conduits à utiliser les principes de la gouvernance informatique, notamment ceux des modèles ITIL et COBIT. I T I L : Information Technology Infrastructure Library ITIL est née á la fin des années 80 en Angleterre. La démarche a été élaboré par des groupes de travail réunissant des responsables opérationnels, des experts indépendants, des consultants spécialisés et des formateurs, sous l’égide de la Centrale Computer & Télécommunications Agency (CCTA),agence gouvernementale anglaise chargée d’améliorer l’efficacité et la qualité des services informatiques centraux des ministères. Le premier objectif de ITIL est de constituer un référenciel des meilleures pratiques pour la fourniture des services informatiques, afin d’aider les Directions Informatiques à atteindre dans ce domaine leurs objectifs de qualité de services et de maitrise des coúts. ITIL représente aujourd’hui l’approche la plus complète et la plus structurée disponible sur le marché pour le management des services informatiques. ITIL définit un service informatique comme un ensemble de fonctions assurées pour un utilisateur par un système d’information. Un service s’appuie en général sur plusieurs éléments matériels, logiciels, réseaux - constituant l’infrastructure informatique. L'informatique conforme à ITIL se dote en conséquence de processus qui lui servent pour fonctionner comme la gestion des incidents, des configurations, des versions, etc. En décrivant chacun de ces processus, le DSI décompose en étapes les activités et définit les acteurs et les critères de succès de chaque étape. La clôture nécessite une prise de décision qu'ITIL assigne à la personne qui a réalisé l'activité de l'étape. Par ce biais, ITIL met en évidence l'importance que revêt la prise de décision par la personne dont le rôle est défini dans le cadre du processus. La prise de décision n'est donc plus hiérarchique, mais opérationnelle. Gouvernance informatique: une affaire de choix stratégiques et opérationnels Longtemps, la gouvernance a été négligée et considérée comme un outil quelque peu accessoire pour les sociétés. Depuis trois ans, cette jeune notion, que l'on pourrait définir comme l'ensemble des règles aptes à permettre aux partenaires et ayants-droits d'une institution le respect de leurs intérêts, tend à s'insérer dans le champ de l'entreprise et à prendre de plus en plus d'importance au sein de la direction du système informatique. Et les enjeux de la gouvernance sont majeurs. Un déploiement réussi pouvait apporter une meilleure prise de décision concernant l'ensemble du SI afin d'accroître son efficacité, une clarification et une meilleure définition des rôles des différents acteurs, ainsi qu'une bonne connaissance des processus clés liés au SI. Dans un système où la gouvernance du SI devient concrète et où l'immobilité est impossible, il devient nécessaire pour les entreprises de se positionner et de se benchmarker afin de déployer une gouvernance apte à tirer la DSI vers le haut et capable de permettre à l'entreprise de demeurer un acteur clé du mouvement. Dans le cadre d'un déploiement, il n'existe pas un modèle unique de gouvernance, mais une multiplicité, de systèmes a minima à d'autres plus ambitieux, chaque modèle se déclinant en fonction des contraintes (légales, normes...) et du contexte propre à l'entreprise, économique et concurrentiel. Dès lors, les sociétés, si elles veulent sortir de la vision interne de la DSI, doivent considérer l'importance d'une bonne gouvernance informatique qui, loin de toute vision endogène, n'envisagerait pas le problème d'une manière interne mais prendrait en compte cinq piliers majeurs: l'alignement stratégique, la création de valeur, la gestion du risque informatique, la mesure de performance et la gestion des ressources. Le directeur informatique, sollicité par la pression du marché et confronté à plus de 20 ans d'évolutions incrémentales, doit développer une politique basée sur une réduction des coûts et sur un support de la croissance s'il veut contribuer à la compétitivité de l'entreprise. La mise en place d'un business vertical s'avère dès lors comme une nécessité, basée sur trois aspects: la diversité des applications, des organisations et des infrastructures. Mais ces trois typologies de diversité, qui s'auto-alimentent, génèrent des coûts et, parce qu'elles provoquent un manque de réactivité, tendent à rendre difficile l'arrivée à un bon niveau de qualité. C'est pourquoi les entreprises doivent avoir une vision de l’évolution de leur informatique sous ses différents aspects : la gouvernance, le développement d'une vision et d'une progression dans le temps du parc applicatif, le développement et la maintenance, la production et la gestion des infrastructures, l'étude de la maturité des processus et la gestion des compétences internes. |